>> Sarkozy a serré la main de Bush mais Chirac a serré combien de fois la main de Poutine...?
Je ne vois pas le rapport, ni en quoi l'un peut servir à justifier ou à excuser l'autre. Toutefois, on peut faire les remarques suivantes .
- Chirac n'est pas un exemple de vertu, mais il est le président de la République et, sauf à être dans une position de force lui permettant de snober qui il veut, il est bien obligé de serrer la main de Poutine. Certes, il n'était peut-être pas obligé de le décorer
- En situation de président, Sarkozy et Royal en feraient autant. Bayrou et Le Pen probablement aussi. Sarkozy ferait même du zèle.
- Sarkozy n'avait pas à serrer la main de Bush. Alors ministre de l'intérieur, il n'était pas investi d'une mission aux Etats-Unis. Bush aurait même dans un premier temps refusé de le rencontrer. Il a dû faire des pieds et des mains pour finalement revenir avec une photo truquée, le faisant apparaître aussi grand que Bush, lequel mesure 1,83 m.
- le même Sarkozy qui a menacé de « casser la gueule » à Azouz Begag pour son manque de solidarité ministérielle dans une affaire, sinon bénigne, du moins interne, est allé casser du sucre à l'étranger sur le dos de son premier ministre dans le simple but de satisfaire une ambition personnelle. Je ne comprends toujours pas comment on n'a pas sanctionné ce comportement irresponsable, à la limite de la haute trahison. Il y a quand même une guerre derrière leurs singeries.
Oui, je maintiens qu'il n'y a pas une once, pas un boisseau d'humanisme chez le personnage. Il a certes promis dernièrement d'accorder la nationalité française à toutes les femmes battus de la terre. Mais ... au risque de paraphraser Le Pen, jamais avare de bons mots: « Le ridicule ne tue plus ».
>> Ce qui me trouble c'est que des personnalités comme Christian Blanc et Santini soutiennent Sarko.
Nous, ça nous soulagerait plutôt. Quelqu'un ici a dit « les rats quittent le navire » et quelqu'un lui a répondu : « François Bayrou n'a pas besoin de rats ».
>> Il est vrai que les radios et TV publiques sont très orientées à gauche.
Non ! Ce sont les gens très orientés à droite qui disent cela. Mais les gens très orientés à gauche affirment le contraire. Comme quoi, les gens sont le plus souvent désorientés et mécontents. Ce qui en revanche est de notoriété publique, c'est que la presque totalité des patrons de presse sont amis de Sarkozy, et les exemples de journalistes remerciés sont nombreux.
>> Par exemple comment peut-on tolérer en période électorale que Daniel Mermet sévisse chaque jour sur France Inter.
On ne peut pas soupçonner Cluzel et Schlesinger d'être des gauchistes. Quant à Mermet ... il doit être un peu fou. Mais lui au moins n'a pas d'ambition présidentielle.
Rassure-moi ! Un monde sans Mermet serait pire, non ?